27 janvier 1945: libération d’Auschwitz. Appel à la vigilance face aux exactions massives toujours commises à travers le monde

1024px-birkenau_gate-300x225«Après la Seconde guerre mondiale, il n’y a pas eu un seul jour sans guerre dans le monde. Nous assistons toujours aux tueries, aux génocides sur fond ethnique, racial, religieux ou linguistique», a déclaré M. Wulff lors d’une rencontre avec des jeunes Polonais et Allemands dans le Centre international de jeunes à Oswiecim, (le nom polonais d’Auschwitz), près de l’ancien camp.

La rencontre a eu lieu à l’occasion du 66e anniversaire de la libération du camp, installé par l’Allemagne nazie dans cette ville du sud de la Pologne occupée.

« C’est un appel à la jeunesse pour qu’elle se sente responsable de ce qui se passe. La pire menace pour la démocratie et la liberté, c’est l’indifférence », a ajouté M. Wulff.

« Nous sommes en droit de poser ici la question de savoir comment protéger le monde contre le crime, la haine et le mépris des droits de l’homme. Nous le devons à ceux qui ont péri à Auschwitz, mais aussi à ceux qui ont péri il n’y a pas si longtemps dans les Balkans et ailleurs », a déclaré de son côté M. Komorowski.

Les jeunes ont eu l’occasion de parler directement à des survivants du camp. « Cette rencontre a été une expérience très forte pour moi. C’est bien plus qu’une leçon d’histoire », a déclaré à l’AFP une lycéenne allemande, Carolin Brauer qui a visité pour la première fois le site du camp.

En début d’après-midi, les présidents polonais et allemand, des responsables de la communauté juive, des jeunes et des anciens déportés ont déposé des gerbes au pied du mur des fusillés à Auschwitz, avant de participer à la principale cérémonie

d’anniversaire à Birkenau distant de 3 km.

« Le musée d’Auschwitz-Birkenau n’est pas un musée ordinaire de martyrologie. C’est un lieu d’assassinat. Un cimetière. Il doit rester une plaie ouverte de l’humanité », a déclaré l’ex-chef de la diplomatie polonaise et ancien déporté Wladyslaw Bartoszewski, 87 ans.

« Le nom d’Auschwitz, comme aucun autre, est le symbole des crimes commis par les Allemands sur des millions des gens. Ces crimes nous remplissent, nous, les Allemands, de dégoût et de honte. Nous en portons une responsabilité historique qui est indépendante de la culpabilité individuelle, » a de son côté déclaré Christian Wulff.

Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a lancé jeudi un message à l’occasion de la Journée mondiale de la mémoire de l’Holocauste.

« Seulement en travaillant ensemble nous pouvons empêcher des génocides et mettre fin à l’impunité. En enseignant aux nouvelles générations cet épisode épouvantable de notre histoire, nous pouvons aider à faire respecter la dignité humaine de chaque personne », a-t-il insisté.

De son côté, le musée d’Auschwitz-Birkenau a lancé sur Facebook une campagne pour recueillir 120 millions d’euros nécessaires à la préservation du site. L’Allemagne est déjà le plus gros contributeur à ce fond, après avoir promis la moitié de la somme.

La campagne du musée « vise à inciter les individus, les organisations et les gouvernements du monde entier à protéger et à préserver la preuve matérielle, les vestiges du camp », où 1.100.000 personnes, dont environ un million de Juifs, ont été tuées par les nazis allemands entre 1940 à 1945.

En plus des victimes juives, 70.000 à 75.000 Polonais non juifs y sont morts, ainsi que 21.000 Roms, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée d’Auschwitz.

C’est le 27 janvier 1945 que des troupes de l’Armée rouge ont libéré ce camp en progressant vers l’Ouest. Il n’y restait plus que 7.000 survivants.

Source: Romandie.com

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